ONG "REGINA MUNDI INTERNATIONALIS" ET LA MICROFINANCE DOSSIER RÉALISÉ PAR ZAC PATRICE AQUEREBURU

Publié par AQUEREBURU Zachar Godson

ONG "REGINA MUNDI INTERNATIONALIS" ET LA MICROFINANCEDOSSIER RÉALISÉ PAR ZAC PATRICE AQUEREBURU

ONG "REGINA MUNDI INTERNATIONALIS" ET LA MICROFINANCEDOSSIER RÉALISÉ PAR ZAC PATRICE AQUEREBURU

Microfinance

Les services de microfinance fournissent un ensemble de produits financiers aux personnes exclues du système financier classique ou formel. Ils concernent en général les habitants pauvres des pays en développement.

De façon plus générale, la microfinance réfère à une vision du monde où « le maximum de foyers pauvres ou assimilés peuvent avoir un accès permanent à une gamme de services financiers de grande qualité et adaptés à leurs besoins, incluant non seulement le crédit mais aussi l'épargne, l'assurance et les transferts de fonds ».

D'une façon plus restrictive, la microfinance se réfère à un certain nombre d'institutions privées ou publiques qui se réclament de la microfinance.

Dans cet article, on désigne souvent les institutions de microfinance par « IMF ».

Sommaire

Les enjeux

Normalement, les banques ne fournissent pas de services financiers à des clients dépourvus d'un minimum de revenus. Pour gérer un compte clients, ces mêmes banques doivent supporter un coût fixe assez substantiel qui ne dépend pas du montant des sommes d'argent mises en jeu. Par exemple, le total des profits dégagés par une centaine de crédits de 1 000 euros chacun est à peu près égal au profit dégagé par un crédit de 100 000 euros, alors que la gestion de cent crédits implique cent fois plus de travail et de diverses dépenses que la gestion d'un seul. La même équation de base régit l'économie d'autres services financiers. Il y a unseuil de rentabilité associé au crédit ou au dépôt qui veut dire que la banque perd de l'argent lorsqu'elle effectue une transaction au-dessous d'un certain montant. Les besoins financiers des pauvres se situent généralement au-dessous de ce seuil.

De plus les pauvres ne possèdent pas suffisamment de biens qui puissent être considérés comme un collatéral, c'est-à-dire qui puissent servir de garantie. Même lorsqu'ils possèdent leurs terres, ils n'en ont souvent aucun titre de propriété. Cela a été particulièrement bien étudié par l'économiste Hernando de Soto. Cela implique que les banques n'ont pratiquement pas de recours contre les emprunteurs défaillants.

D'un point de vue plus général, on a longtemps accepté l'idée que le développement d'un système financier national prospère est un objectif intermédiaire important qui peut ensuite servir de catalyseur pour le développement économique national qui est l'objectif final (voir, par exemple Alexander Gerschenkron, Paul Rosenstein-Rodan, Joseph Schumpeter, Anne Krueger, etc.). Cependant, tant les responsables de la planification des États concernés que les experts internationaux privilégient le développement du secteur bancaire commercial spécialisé dans les opérations mettant en jeu des sommes importantes et négligent souvent les institutions à même de fournir des services aux ménages disposant de moyens limités, alors que ces catégories de ménage représentent la plus grande partie de la population.

À cause de ces difficultés, lorsque les pauvres sont amenés à emprunter, ils doivent souvent faire appel à leur famille ou à des prêteurs locaux qui pratiquent des taux d'intérêts très élevés. Une synthèse de 28 études portant sur les taux d'intérêt des crédits informels de 14 pays d'Asie, d'Amérique latine et d'Afrique conclut que 76 % des taux d'intérêt pratiqués par les prêteurs locaux sont supérieurs à 10 % par mois, et parmi ceux-ci, 22 % dépassent les 100 % par mois. Ces prêteurs pratiquent généralement pour les plus pauvres des taux plus élevés que pour les moins pauvres4. Alors que ces prêteurs sont souvent stigmatisés et traités d'usuriers, leurs services sont accessibles, rapides et très flexibles lorsque les emprunteurs doivent faire face à des problèmes. Les espoirs qu'on a pu caresser de les éliminer du circuit se sont avérés irréalistes même dans des contextes où les institutions de microfinance étaient très actives.

Historique

Dans le passé, les pratiques visionnaires de certains moines franciscains qui avaient fondé au xve siècle des monts-de-piété présentaient des orientations communautaires. Toujours en Europe, en 1849, un bourgmestre prussien Friedrich Wilhelm Raiffeisen, fonde en Rhénanie la première société coopératives d'épargne et de crédit, une institution qui offre des services d'épargne aux populations ouvrières pauvres et exclues des banques classiques. L'épargne collectée permet de consentir des crédits à d'autres clients. Ces organismes sont dits mutualistes. Le mutualisme y compris financier connaît à partir de 1941, un développement assez exceptionnel au Pays basque espagnol autour descoopératives de Mondragón. Mis à part le cas de Mondragón, les organismes et institutions qui se développent sur cette base en Europe et en Amérique du Nord, puis, après la Seconde Guerre mondiale dans les pays du Sud se focalisent sur l'épargne et offrent peu de services de crédit.

Dans les années 1970, avec la Grameen Bank, Muhammad Yunus développe le microcrédit au Bangladesh et ouvre la voie à de nombreuses autres expériences menées dans le monde entier. Des institutions sont créées pour fournir aux pauvres des moyens de créer leur gagne-pain et les outils pour gérer le risque associé, c'est-à-dire les services financiers normaux qui sont proposés aux catégories plus riches6. Le succès de la Grameen Bank qui compte maintenant comme clients plus de 7 millions de Bangladeshies pauvres a connu un écho dans le monde entier, dans la pratique, il s'est avéré difficile de recopier cette expérience. Dans les pays où les densités de population sont plus faibles, il est beaucoup plus problématique de réunir les conditions de rentabilité pour créer des services et commerces de proximité. Il n'empêche que la Grameen a démontré que non seulement les pauvres remboursent leurs crédits, mais qu'ils peuvent payer des intérêts élevés et que l'institution peut donc couvrir ses propres coûts.

À la fin des années 1980, les initiatives se multiplient. En Amérique latine, des institutions accordant des crédits en milieu urbain commencent à couvrir leur frais sans subvention. L'ONG bolivienne PRODEM créée en 1986 décide de « filialiser » ses activités de microfinance sous forme de banque en créant la Banco Solidario SA, plus connue sous le nom de BancoSol. C'est l'émergence d'une « industrie de la microfinance».

Beaucoup de progrès ont été effectués, mais tous les problèmes n'ont pas été résolus, et la grande majorité de la population qui gagne moins d'un euro par jour, spécialement dans les zones rurales, ne bénéficie toujours d'aucun accès au secteur financier normal. Le secteur de la microfinance a connu une croissance régulière jusqu'à atteindre en 2007 25 milliards de dollars pour l'ensemble des crédits relevant de la microfinance. Il en faudrait dix fois plus pour fournir aux populations pauvres le capital dont elles ont besoin. Le secteur de la microfinance a connu une forte croissance, au point qu'on a pu se demander s'il n'y avait pas un risque à laisser filer autant de capitaux vers un secteur qui n'était pas forcément géré correctement.

Délimitation et principes

En principe, la microfinance peut recouvrir toutes les démarches ayant pour but d'accroître les accès ou d'améliorer la qualité des services financiers auxquels les plus pauvres peuvent recourir ou qui peuvent leur être d'une quelconque utilité. Par exemple, les pauvres empruntent à des prêteurs locaux et placent de la même façon leurs économies dans l'économie informelle. Autre exemple, ils ont recours à des associations caritatives pour contracter des crédits ou bénéficier d'une garantie. Ils peuvent aussi profiter de l'assurance que leur offre une société nationalisée. Ils transfèrent des sommes d'argent à travers des réseaux traditionnels comme Hawala. Ou bien encore, ils enterrent leurs bijoux dans une cache secrète, demandent à quelqu'un de leur famille de s'occuper de leurs finances et élèvent des poulets pour économiser en vue de leurmariage.

Il est bien difficile de tracer une frontière bien nette qui distinguerait la microfinance d'activités similaires. On peut défendre la position selon laquelle un gouvernement qui mandate une banque d'État d'ouvrir des comptes pour les consommateurs à faible revenus, un prêteur qui pratique l'usure, ou une association comme Heifer International qui permet aux plus pauvres de pratiquer l'élevage et le jardinage en vue de leur subsistance, tous ces différents acteurs participent à la microfinance. Cependant, il est généralement admis que la microfinance consiste non pas à distribuer, mais à donner aux plus pauvres des moyens de gagner leur vie en leur donnant accès à des services financiers. Il est également admis que l'on règle d'autant mieux ce problème d'accès en adaptant autant qu'il le faut ces institutions financières à ses bénéficiaires et en développant la capacité de ces institutions. Ces dernières années, l'accent a particulièrement été mis sur la nécessaire diversité des institutions de microfinance pour subvenir aux besoins les plus divers.

En 2004, quelques principes qui résument un siècle et demi de pratiques diverses ont été regroupés en une sorte de manifeste par le CGAP (Consultative Group to Assist the Poor) et retenus par les dirigeants du G8 au sommet du 10 juin 2004:

  • 1. Les pauvres n'ont pas seulement besoin de crédit, mais aussi de moyens pour placer leur épargne, d'assurance, et de services de transfert de fonds.
  • 2. La microfinance doit procurer des avantages aux ménages pauvres : élévation du niveau de vie, constitution de patrimoine et de garanties pour les prémunir vis-à-vis des remous auxquels ils peuvent être confrontés.
  • 3. « La microfinance peut se payer elle-même», c'est-à-dire qu'elle n'a pas forcément besoin d'apports externes. Les subsides provenant de donateurs ou du gouvernement sont rares et incertains. Par conséquent, pour atteindre un plus grand nombre de pauvres, la microfinance doit s'auto-entretenir.
  • 4. La microfinance implique de mettre sur pied des institutions locales permanentes.
  • 5. La microfinance implique également d'intégrer les besoins financiers des populations pauvres dans un système financier national.
  • 6. Il revient au gouvernement de rendre possibles les services financiers, pas forcément de les fournir.
  • 7. Les fonds donateurs devraient compléter les capitaux privés plutôt que de se substituer à eux12.
  • 8. “Le goulot d'étranglement critique est la pénurie d'institutions fortes et de managers.”Les donateurs devraient mettre l'accent sur le potentiel de création.
  • 9. Le plafonnement des taux d'intérêt va à l'encontre des intérêts des pauvres en empêchant les institutions de microfinance de couvrir leurs frais, ce qui bloque la fourniture de crédit.
  • 10. Les institutions de microfinance devraient mesurer et publier leurs performances aussi bien financières que sociales.

La microfinance ne doit pas être confondue avec certaines formes d'actions humanitaires. Il est préférable de donner des subsides aux familles dans la misère dans la mesure où elles sont vraisemblablement dans l'incapacité de générer les ressources nécessaire pour rembourser un crédit. C'est une situation que l'on trouve, par exemple dans des régions dévastées par la guerre ou par une catastrophe naturelle.

Débats sur la délimitation

Plusieurs types de débats sont apparus pour préciser quelles étaient les frontières de la microfinance.

Les militants de la microfinance, professionnels et donateurs, défendent souvent le point de vue selon lequel il faudrait restreindre l'usage du microcrédit à la production de biens ou de services, typiquement, la création ou le développement de micro-entreprise. Ce à quoi les acteurs du secteur privé répondent que la « fongilbilité » de l'argent rend illusoire cette restriction, et qu'en tout état de cause, ce n'est pas à des riches de déterminer comment les pauvres doivent utiliser leur argent.

Peut-être à cause des préjugés occidentaux vis-à-vis de l'usure, le rôle des prêteurs locaux traditionnels a été dénoncé, surtout à l'époque balbutiante de la microfinance moderne. Au fur et à mesure que de plus en plus de gens avaient accès aux services des institutions de microcrédit, il est apparu de plus en plus clairement que les services des prêteurs traditionnels gardaient leur utilité. Les emprunteurs étaient prêts à payer un taux d'intérêt élevé pour des services tels que le déblocage rapide des crédits, la confidentialité et la flexibilité des échéances de remboursement. Ils ne voyaient aucune évidence aux avantages résultant de taux d'intérêt plus bas s'il fallait en payer le prix par la participation à des réunions ou des stages nécessaires pour être bénéficiaire d'un crédit ou par des cotisations mensuelles. Ils trouvaient également déplaisant qu'on les force à endosser le statut d'emprunteur pour démarrer une entreprise, alors qu'ils avaient souvent déjà emprunté pour d'autres raisons comme le paiement de frais de scolarité et de santé ou l'achat de nourriture13. La tendance récente est d'accorder plus de légitimité aux prêteurs en vertu du principe selon lequel, plus il y aura de compétition parmi les offres, plus grande sera la diversité des services offerts aux pauvres.

Dans les années 1970 a émergé une microfinance moderne qui recherchait des solutions en priorité dans le secteur privé. Ceci découlait de l'évidence que dans les pays en voie de développement, la constitution de banques d'état pour le financement du secteur agricole a été un échec complet. La thèse qui ressort de la compilation classique d'Adams, Graham et Von Pischke14 est que ces banques sont en fait allées à l'encontre des objectifs de développement qu'elles étaient censées servir. Par ailleurs, les administrations de nombreux pays peuvent avoir des points de vue différents et continuent à intervenir directement dans le marché de la microfinance.

Il y a eu un long débat portant sur le compromis délicat entre la « proximité » c'est-à-dire la capacité des institutions de la microfinance à atteindre réellement les plus pauvres et les plus exclus et la « viabilité », c'est-à-dire leur capacité à couvrir de façon autonome leurs coûts opérationnels pour leur clientèle à un moment donné, et si possible, les coûts nécessaires à l'élargissement de leur clientèle. Bien qu'il soit généralement admis que les praticiens de la microfinance devraient rechercher à atteindre ces deux objectifs, on assiste à une gamme très ouverte de stratégies, depuis la BancoSol en Bolivie qui s'inscrit dans une logique de recherche du profit, certes minimaliste, jusqu'à la BRAC (Bangladesh Rural Advancement Committee) au Bangladesh qui exclut le profit. Ce débat entre deux orientations ne touchent pas seulement chacune des institutions de microfinance, mais également les gouvernements engagés dans le développement de systèmes de microfinance au niveau national.

Les pays dits développés ont aussi besoin de services de microfinance. Toutefois, dans les économies développées, la concurrence au sein du secteur financier classique, combinée à la diversité des institutions financières assure l'accès à des services financiers à la grande majorité de la population. Selon Cheryl Frankiewicz, les tentatives de transférer dans les pays riches les innovations de la microfinance des pays pauvres comme les groupes de solidarité n'auraient rencontré qu'un modeste succès. En France des associations comme Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) s'inscrivent dans cette mouvance.

Microfinance dans les pays développés : un moyen de lutter contre l’exclusion bancaire

L'exemple de la France

La microfinance fait partie des moyens de lutter contre l’exclusion bancaire et sociale. En France en particulier, le microcrédit est présent sous deux formes :

  • le microcrédit personnel accompagné est un prêt d’un montant généralement inférieur à 3 000 € accordé avec un taux d’intérêt faible (3,5 % en moyenne) dont l’objectif consiste à financer des petits projets (voiture, permis, équipement…) portés par des personnes dont les ressources ne leur permettent pas de prétendre à un crédit à la consommation. Le microcrédit personnel, appelé aussi microcrédit social, se distingue du don car même si son obtention dépend de la situation sociale de l’emprunteur (chômage, contrat précaire…), il s’agit d’un prêt qui doit être remboursé. En cela, l’emprunteur est responsabilisé et revalorisé : c’est une relation de confiance qui s’instaure et surtout d’autonomie : une fois le microcrédit remboursé, l’emprunteur ne doit rien « à la société ».
  • Le microcrédit professionnel est un prêt d’un montant généralement inférieur à 25 000 € destiné à des personnes désirant créer ou reprendre une entreprise mais dont les ressources sont insuffisantes pour pouvoir prétendre à un prêt classique. Pour bénéficier d’un microcrédit, l’emprunteur doit être accompagné par un réseau d’accompagnement spécialisé et compétent comme : France Active, France Initiative, les Boutiques de Gestion ou encore la Fondation de la 2ème Chance. Ces réseaux vont l’aider à monter son projet, à instruire sa demande de financement et à développer son activité. L'acteur principal est l'ADIE (Association pour le développement de l'initiative économique).

Comme le soulignent des chercheurs de la chaire microfinance d’Audencia, « la microfinance fait partie des engagements RSE de la plupart des banques […et] il existe de solides raisons économiques de pénétrer le marché [bancaire] par le biais du microcrédit ». Le microcrédit est un moyen pour les banques de toucher une clientèle solvable mais jusque-là en marge du secteur bancaire. Comme le rappelle l’Inspection Générale des Finances, dans un rapport rendu public en décembre 2009, les banques possèdent l’expertise et les moyens suffisants pour développer cette activité en partenariat avec les associations et collectivités locales.

Par exemple : le programme "Entreprendre en Banlieue" mis en place par PlaNet Finance dans les Zones Urbaines sensibles ZUS avec pour objectifs la sensibilisation des jeunes vers la création de microentreprise et l’accès au microcrédit dans les banques à proximité de la zone. Pour cela PlaNet Finance a créé un réseau d'ADAM(Associations de Détection et d’Accompagnement des Microentrepreneurs) dans le but d'identifier et de préparer les potentiels autoentrepreneurs.

Les banques peuvent être des acteurs de la microfinance de façon directe (c'est le cas des Caisses d'épargne, de La Banque postale, du Crédit mutuel…) ou de façon indirecte (en finançant des IMF comme BNP Paribas, les Banques populaires…)

Les besoins financiers des pauvres

Dans les économies en voie de développement, et en particulier dans les zones rurales, beaucoup d'activités qui seraient considérées dans le monde développé comme relevant du secteur financier, ne sont pas monétisées, c'est-à-dire que ces activités peuvent être menées à bien sans recours à l'argent. Par définition, les pauvres ont très peu d'argent. Mais il arrive souvent que dans leurs vies se font jour des circonstances dans lesquelles ils auraient besoin d'argent ou de ce que l'argent peut acheter.

Dans son livre The Poor and Their Money (Les Pauvres et leur argent), Stuart Rutherford dresse une typologie des besoins de services financiers17 :

  • Les besoins du cycle de la vie comme les mariages, funérailles, naissances, éducation, logement, veuvage, vieillesse.
  • Les catastrophes personnelles comme les maladies et blessures, le chômage, le vol, la harassement ou la mort.
  • Les catastrophes de l'environnement catastrophes naturelles comme les incendies, les inondations, les cyclones ou catastrophes résultant de l'action humaine comme la guerre ou la destruction18 des habitations.
  • Les opportunités d'investir dans la création d'emploi ou le développement de son activité, l'achat de terres ou de matériel, la rénovation de son habitat, la stabilisation de son l'emploi, ce qui implique souvent de payer des pots-de-vin.

Les pauvres savent faire preuve d'imagination pour subvenir à ces besoins, principalement à travers la création et l'échange de différentes formes de biens non monétaires. Les substituts à l'argent varient d'un pays à l'autre, mais il s'agit typiquement de bétail, de grains, de bijoux et de métaux précieux.

D'après Marguerite Robinson, les années 1980 ont montré que « la microfinance pouvait fournir une assistance à large échelle, et cela de façon profitable » et que dans les années 1990, « la microfinance commence à se développer comme une industrie». Dans les années 2000, l'objectif de l'industrie de la microfinance est de satisfaire la demande insatisfaite à une large échelle et de jouer un rôle dans la réduction de la pauvreté. Alors que ces dernières décennies, beaucoup de progrès ont été réalisés par le développement d'un secteur de la microfinance viable, un certain nombre de questions restent à régler avant que cette industrie ne soit capable de satisfaire massivement la demande mondiale :

  • subventions inappropriées ;
  • régulation et supervision insuffisante des institutions de microfinance (IMF) impliquées dans le dépôt ;
  • trop peu d'IMF mobilisent de l'épargne ;
  • qualité de gestion des IMF limitée ;
  • inefficacité institutionnelle ;
  • nécessité de répandre davantage les méthodologies de la microfinance rurale.

ONG "REGINA MUNDI INTERNATIONALIS" ET LA MICROFINANCE: DOSSIER RÉALISÉ PAR ZAC PATRICE AQUEREBURU