"Evangelii gaudium" : La joie de l’Evangile: Première exhortation apostolique du Pape François

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"Evangelii gaudium" : La joie de l’Evangile: Première exhortation apostolique du Pape François
Posted on 1 décembre 2013 par somaf

Le dimanche 24 novembre 2013, l’Eglise universelle célèbre de grands évènements : la solennité du Christ Roi de l’univers, la clôture de l’année de la foi et la publication de la première exhortation apostolique du Souverain Pontife François, Evangelii gaudium.

Près de 60.000 personnes ont participé à la célébration de clôture de l’année de la foi à la place Saint-Pierre à Rome. On y trouve des représentants de toute l’Eglise universelle. Par un geste symbolique au terme de la célébration, le Pape François a remis sa première exhortation apostolique Evangelii gaudium, La joie de l’Evangile, à 36 représentants de l’Eglise universelle provenant de 18 pays des cinq continents du monde. Ils sont composés d’un évêque, d’un prêtre, d’un diacre, des personnes consacrées, des confirmands, d’un séminariste, d’un novice, d’une famille, des catéchistes, d’une dame malvoyante guidée par son chien – qui a reçu la lettre sous forme de CD-rom avec un enregistrement audio – des jeunes, des confraternités, des mouvements ecclésiaux. Il y avait également des représentants des artistes et des journalistes.
  Il s’agit de « sortir de son propre confort et d’avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile, de constituer dans toutes les régions de     la terre un ‘état permanent de mission’, insiste le Souverain Pontife.

« J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ » : c’est l’invitation du pape François exprimée en introduction de son exhortation apostolique Evangelii gaudium, la joie de l’Evangile,  publiée officiellement le 26 novembre 2013.
Le texte comporte une introduction, cinq chapitres et une conclusion. Un texte qui dit un certain nombre de « non », condition de la liberté de répondre oui à l’appel du Christ et du frère. Face aux défis du monde actuel, notamment des « cultures urbaines », le pape invite à dire avec lui « Non à une économie de l’exclusion », « Non à la nouvelle idolâtrie de l’argent », « Non à l’argent qui gouverne au lieu de servir », « Non à la disparité sociale qui engendre la violence ».
Dans l’exhortation, le Pape François propose quelques lignes pour encourager et orienter dans toute l’Église une nouvelle étape évangélisatrice, pleine de ferveur et de dynamisme, en particulier autour des thèmes qui aident à tracer les contours d’un style évangélisateur déterminé à assumer dans l’accomplissement de toute activité.

Il explique aussi que si cette exhortation puise dans la richesse des travaux du synode pour la nouvelle évangélisation d’octobre 2012, elle exprime également les préoccupations de l’œuvre évangélisatrice de l’Église qui l’habitent actuellement. Il sollicite le dynamisme de “la sortie” chez les croyants : une nouvelle “sortie” missionnaire à laquelle tout chrétien et toute communauté sont appelés. Il s’agit de « sortir de son propre confort et d’avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile, de constituer dans toutes les régions de la terre un ‘état permanent de mission’ », insiste le Souverain Pontife.
Le Pape François souhaite dans l’Eglise un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale deviennent un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. Il demande la réforme des structures afin qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie”.

Le pape invite les chrétiens à être audacieux et créatifs dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés, conseillant de « reconnaître des usages propres qui ne sont pas directement liés au cœur de l’Évangile : « N’ayons pas peur de les revoir ». Dans cette réforme, la paroisse est appelée à être en contact avec les familles et avec la vie du peuple et non pas une structure séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes.
L’évêque doit toujours favoriser la communion missionnaire dans son Église diocésaine et le pape, évêque de Rome, doit aussi penser à une conversion de la papauté afin que son ministère soit plus fidèle à la signification que Jésus-Christ entend lui donner, et aux nécessités actuelles de l’évangélisation.
Il débusque les tentations des agents pastoraux : Oui au défi d’une spiritualité missionnaire. Non à l’acédie égoïste. Non au pessimisme stérile. Oui aux relations nouvelles engendrées par Jésus-Christ. Non à la mondanité spirituelle. Non à la guerre entre nous ».

Le pape épingle aussi, dans les rangs de l’Eglise catholique des attitudes stériles : ceux qui se sentent supérieurs aux autres, inébranlablement fidèles à un certain style catholique propre au passé mais qui, au lieu d’évangéliser, analysent et classifient les autres. Ou ceux qui manifestent un soin ostentatoire de la liturgie, de la doctrine ou du prestige de l’Église, mais sans que la réelle insertion de l’Évangile dans le peuple de Dieu les préoccupe.
Il démasque une terrible corruption sous l’apparence du bien et prie pour « que Dieu nous libère d’une Église mondaine sous des drapés spirituels et pastoraux ! ».
L’évêque doit toujours favoriser la communion missionnaire dans son Église diocésaine et le pape, évêque de Rome, doit aussi penser à une conversion de la papauté afin que son ministère soit plus fidèle à la signification que Jésus-Christ entend lui donner, et aux nécessités actuelles de l’évangélisation.

Le pape dégage le terrain de l’évangélisation en demandant plus de responsabilité des laïcs, maintenus en marge des décisions par un cléricalisme excessif. Plus de responsabilité pour le génie des femmes : « il faut encore élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église », en particulier dans les divers lieux où sont prises des décisions importantes. Voilà pour qui évacue la question d’un revers de manche : « les revendications des droits légitimes des femmes ne peuvent être éludées superficiellement.
La première exhortation apostolique du Pape François introduit un ton nouveau, celui du nouveau Souverain Pontife, le Pape François.
Ou ceux qui manifestent un soin ostentatoire de la liturgie, de la doctrine ou du prestige de l’Église, mais sans que la réelle insertion de l’Évangile dans le peuple de Dieu les préoccupe.

André S. QUENUM
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